Singeries.

 

Madame Hernandez était une chanceuse. C’est ce qui ressortait de toutes les conversations des parents de l’école. Sa fille, Nina, était en tous points parfaite. Elle allait avoir dix ans et n’avait jamais provoqué la colère d’un adulte, pas même le moindre signe de déception sur un visage. Elle était attentive et sage, ordonnée et disciplinée, coquette et partageuse, enthousiaste et participante. Jamais une maîtresse n’avait élevé la voix contre elle, jamais sa mère n’avait eu à répéter plusieurs fois la même consigne et la compagnie de Nina était recherchée dans la cour de récréation. Même les garçons ne s’amusaient pas à la bousculer ou à lui soulever la jupe car le sourire parfait de Nina les faisait fondre comme un Magnum au soleil.

Chaque année, on mettait le plus terrible de la classe à côté d’elle. En quelques semaines, il se produisait invariablement le même phénomène : Celui qui auparavant lançait des boulettes de papier, jouait de la batterie sur le bureau avec sa règle en métal ou faisait des grimaces dès que la maîtresse avait le dos tourné, devenait doux comme un chinchilla. La gentillesse et la sagesse de Nina étaient contagieuses.

Oh oui, madame Hernandez avait beaucoup de chance quand d’autres parents s’arrachaient les cheveux pour que leurs petits diablotins fassent leurs devoirs, se couchent à l’heure, ou se brossent correctement les dents. Et pourtant il n’y avait plus de papa dans la maison de Nina. Madame Hernandez devait être une maman formidable, à la limite de la magicienne…

 

Bon, tout ça c’était avant. La vie, ça bouge tout le temps ; C’est même à ça qu’on la différencie de la mort, et madame Lafeuille fut la première à s’en rendre compte un lundi matin vers neuf heures trente. Elle était en train de dessiner un cercle parfait au tableau pour illustrer un problème de géométrie quand un fracas terrible suivi d’une explosion de rires fit dévier le trajet de sa craie pour transformer le cercle en point d’interrogation.

_ Mais que fais-tu par terre, Anthony ?

_ Mais, madame, c’est pas moi…

_ Ah ce n’est pas toi qui es par terre ? Il va falloir m’expliquer où tu te trouves alors ! Retourne à ta place. La prochaine fois, ce sera un aller simple dans le bureau de madame Sanguine.

Anthony maugréa en jetant un œil noir à Nina.

_ Sale petite peste !

_ Je t’ai entendu, Anthony ! Laisse-donc Nina tranquille ; avec des élèves comme elle, je pourrais, non seulement, terminer le programme scolaire mais en plus vous emmener chaque semaine au théâtre ou au cinéma. Avec un seul Anthony, je suis forcée de m’interrompre, le temps qu’il finisse ses singeries.

Madame Lafeuille effaça le trait de craie pour reprendre son cercle quand un nouveau chahut se fit entendre. Cette fois, Anthony pleurait et sa joue gauche dégoulinait d’encre bleue.

_ Non, là c’en est trop Anthony ! Je veux bien être compréhensive, mais il y a des limites à ne pas franchir. Lève-toi et file chez madame Sanguine !

_ Mais c’est Nina…

_ Je t’ai dit de laisser Nina tranquille. Tu n’entends donc rien ? Allez, dehors, tu nous as fait perdre assez de temps !

 

Nina n’en menait pas large. Deux énormes bêtises en moins de cinq minutes ! Et sans même s’en rendre compte. Voilà qui était étrange… Pour la première fois, un camarade se faisait punir à sa place… Et cet index gauche qui la grattait terriblement. Elle ne parvenait plus à se concentrer et la leçon de géométrie était incompréhensible : le cercle était un visage ; son centre, un nez, et Nina avait une envie folle de se jeter sur le tableau pour ajouter deux zéros afin de compléter la tête à toto.

À la récréation, Anthony furieux, était venu la bousculer et elle avait réagi immédiatement en lui retournant une gifle et en baissant le short du garçon si rapidement qu’il ne se rendit pas compte qu’il était nu au beau milieu de la cour. Madame Sanguine se précipita et le tira par l’oreille jusqu’à son bureau en jurant qu’il avait le diable au corps, celui-là. Nina se grattait frénétiquement l’index. Tout à coup, elle étouffa un cri : de gros poil venaient de pousser sur son doigts et son ongle parfait devenait biscornu. Elle enfourna la main gauche dans sa poche en se demandant ce qui lui arrivait.

Une fois en classe, l’index continua de la démanger. Elle sortit sa main et constata qu’au milieu de doigts humain, elle avait hérité d’un index de singe. À peine avait-elle eu le temps de l’observer qu’il saisissait la trousse pour l’envoyer pile dans les fesses de madame Lafeuille. La maîtresse chercha Anthony du regard, mais ce dernier était toujours en train de purger sa punition chez madame sanguine.

_ Ne me dis pas que c’est toi qui viens de faire une chose pareille, Nina ?

Nina ne répondit pas. Le sang lui monta au visage, et sa tête lui parut soudain trop lourde pour son cou Elle aurait voulu disparaître. Quant à expliquer à madame Lafeuille que c’était son doigt de singe et non elle qui lui jouait des tours, elle ne s’en sentait pas le courage.

_ Eh bien, Nina, j’attends une explication…

_ Je n’en ai aucune madame. Je suis désolée de ce qui vient de se produire. Je ne sais pas comment j’ai pu faire une chose pareille.

_ Bon, je vais passer l’éponge sur cela, et sur le tableau par la même occasion car mon cercle est encore à refaire.

Nina grattait son index tout en l’emprisonnant fermement dans sa main droite, mais elle ne pouvait maintenir (et c’était le cas de le dire) son effort en permanence. Le doigt velu profitait de cela pour entrer dans les narines de ses camarades ou pour leur chercher des poux sur la tête. Madame Lafeuille ne perdait rien de son petit manège. Comme toutes les maîtresses expérimentées, elle avait un œil invisible à l’arrière du crâne ; l’œil pour la bêtise. C’est ainsi qu’elle se retourna au moment où Nina tordait les branches des lunettes qu’elle avait subtilisées sur le nez de Léo.

_ Stop, Nina ! Chez madame Sanguine, illico presto ! et pose cette paire de lunettes.

_ Je voudrais bien, madame, mais il n’est pas d’accord.

_ Il ?

_ Mon index gauche.

_ Ton index…

Madame Lafeuille ne put continuer sa phrase tant les rires débordaient en cascade. Pour le coup, la classe s’était transformée en une joyeuse ménagerie. Une vraie tribu de singes ! madame Lafeuille était devenue rouge et blanche comme un panneau STOP.

_ Ça suffit comme ça !

Elle tira Nina par le bras et la conduisit elle-même chez madame Sanguine où Anthony ruminait devant une feuille blanche.

__ J’ai commis une erreur de jugement. L’origine du désordre n’est pas dû à l’attitude d’Anthony, pour une fois, mais bel et bien à celle de mademoiselle Nina Hernandez. Irrespectueuse, insolente, je ne sais pas ce qui lui prend.

_ C’est mon index, madame, ce n’est pas moi !

Et Nina en larmes, pointa son doigt velu sous le nez de madame Sanguine qui recula, effrayée.

_ Mais que se passe-t-il dans cette classe. Ôte-moi ce gadget ridicule, Nina. Je vais appeler ta mère immédiatement.

_ Mais je ne peux pas madame et ça gratte terriblement. Je sens que je vais encore faire n’importe quoi. C’est comme si j’avais la bêtise au bout des doigts.

Aussitôt dit, le doigt attrapa le téléphone pour l’enrouler autour du cou de madame Sanguine qui s’étrangla de rage, puis il cavala le long des étagères en faisant choir un à un, les livres sagement rangés. Madame Sanguine finit par capturer la main de Nina et tira tant qu’elle put sur l’index poilu, mais dut se résoudre à l’évidence : Ce doigt était réel, monstrueusement réel. Nina pleurait de plus belle en gémissant. Jamais elle n’avait été aussi triste de sa vie depuis que son père avait quitté la maison.

_ Je ne veux pas devenir une gueeenooooon !!!

 

Madame Hernandez arriva dès qu’elle fut mise au courant. Sa fille ne lui avait jamais menti. Aussi, quand elle lui relata les événements de la journée, elle la crut aussitôt, et plutôt que de la gronder, elle la serra fort contre elle.

_ Ma pauvre chérie. Nous allons voir un médecin, ou un vétérinaire, ou les deux. Il doit bien y avoir un moyen de te soigner.

Et c’est ce qu’elle fit.

Monsieur Perthus, le gros médecin de famille, resta perplexe et les gros doigts qu’il passait entre les poils de sa barbe ressemblaient à ceux d’un gorille. Avait-il été atteint du même mal ? se demanda Nina. Allait-elle, elle aussi, sentir des poils pousser sur son menton ? Et quel genre de bêtise pouvait bien faire un menton d’adulte ?

Au terme de l’examen, monsieur Perthus leva les bras au ciel.

Je suis vraiment désolé, madame Hernandez, je ne sais pas soigner la bêtise, ni les doigts poilus. On apprend des quantités de choses en faculté de médecine, mais pas celles-là.

 

Monsieur Swartz, le vétérinaire caressa le crâne de Nina en souriant. La prenait-il pour un animal à amadouer ? Elle bouda tandis qu’il observait son doigt velu.

_ C’est réellement fascinant ! Un doigt de primate authentique sur une main humaine… Vous permettez que je prenne quelques photos, madame Hernandez ?

Eh voilà ! je suis transformé en bête de foire soupira Nina. Personne, ne pourra donc me soigner. Le doigt profita d’un moment calme pour tirer Nina d’une cage à l’autre et ouvrir la porte aux animaux. Bientôt, un chien, un chat et un chinchilla se poursuivaient en renversant tous les outils de travail du docteur Swartz. Ce dernier poussa Nina et sa mère vers la sortie tout en essayant d’attraper les trois animaux en soufflant comme un veau. Nina pensa qu’il valait mieux en effet s’éloigner si elle ne voulait pas être totalement transformée en guenon.

_ Je vais rester comme ça toute ma vie, maman ?

_ Mais non, il doit y avoir une solution. Il y en a au moins une à chaque problème que l’on rencontre dans la vie. Enfin, pour te dire la vérité, je ne vois pas vers qui je vais pouvoir me tourner maintenant.

_ J’ai faim, maman… Et c’est affreux, car je veux manger des bananes, plein de bananes.

_ Tu pourrais avoir envie de croquer des insectes, ce serait pire, non ? Allons acheter des bananes.

_ Mais si je me transforme complètement en guenon ?

_ Mais non….

_ Tu n’en sais rien.

_ Non, c’est vrai, mais je resterais fière de toi. Tu es exceptionnelle, ma fille. Peut importe ce qui arrivera, car rien ni personne ne peut changer cela. Le doigt se calma dès la première bouchée. Peut-être avait-il simplement faim ? Peut-être, Nina allait-elle devoir se nourrir de bananes toute sa vie pour être normale ?

 

Elle ne retourna pas à l’école le lendemain et madame Lafeuille, en l’apprenant, fut autant soulagée qu’inquiète. La maman de Nina, quant à elle, parcourait les sites internet traitant de la médecine, mais aucun d’eux n’évoquait la maladie du doigt poilu. Madame Hernandez n’avait jamais cru à la magie, mais elle se mit à y songer de plus en plus intensément. On avait jeté un sort à sa fille. Sûrement une mère jalouse dotée de pouvoirs occultes. C’était ridicule, mais elle avait épuisé toutes les explications rationnelles.

_ Nina ? Dans l’école, qui fait le plus de bêtises ?

_ Je ne sais pas maman ; il y en a plusieurs, et ça dépend des jours.

_ Et chez les parents, tu as remarqué quelqu’un qui pourrait te faire penser à une sorcière ?

_ Tu veux dire avec un nez crochu et des verrues ?

_ Non, ça c’est dans les livres, mais plutôt avec un regard mauvais, étrange, et des façons bizarres de se comporter.

_ Je dirais, madame Zébute, alors.

_ Zébute, Belzébuth… oui ça sonne bien pour une sorcière. Pourquoi tu penses à elle plutôt qu’à une autre ?

_ Elle est vieille, trop vieille pour avoir un enfant de mon âge, et puis parfois, quand elle me sourit, ça me glace le sang car ses yeux restent méchants tout le temps. Et puis Tiphaine, sa fille, ramène souvent des animaux morts à l’école : des lézards, des araignées et même des chauves-souris.

_ Mais, maman, tu crois vraiment que ça existe, les sorcières ?

_ Si ça peut te guérir, je veux bien croire en n’importe quoi ; qu’il existe quelque part un volcan qui crache de la barbapapa, ou que certaines personnes sont tellement heureuses, qu’elles doivent, de temps en temps se baigner dans un lac de larmes pour ne pas se lasser du bonheur.

_ Alors on fait comment ?

_ Je ne sais pas. Je crois qu’il vaut mieux ne pas jouer aux plus malignes avec une sorcière. Je vais me contenter de dire la vérité.

_ Mais elle va te mentir, si c’est une sorcière !

_ Ce n’est pas grave. Quand elle me dira « oui », je penserai « non » et quand elle dira « toujours », je traduirai cela par « jamais ».

 

Madame Zébute habitait assez loin de l’école, à la sortie de la ville, dans une maison penchée, comme un arbre par le vent. Une partie de la toiture était éventrée.

_ C’est par là qu’elle sort avec son balai magique… murmura Nina en tremblotant. Madame Hernandez frappa à la porte et madame Zébute ouvrit aussitôt, comme si elle s’était trouvée justement derrière pour les épier.

_ Que me vaut le plaisir ? Nina traduisit la formule de politesse dans son cerveau en « foutez-moi le camp immédiatement » elle n’était pas loin d’avoir envie de le faire, mais sa mère lui tenait fermement la main gauche, celle de la bêtise.

_ Je viens vous entretenir d’un problème, disons très particulier. Je pense que ma fille a été ensorcelée.

_ Voyons, les sorcières n’existent pas ! s’exclama madame Zébute.

Nina sursauta. Madame Zébute venait de confirmer l’existence de la sorcellerie par ce mensonge. Sa maman resta souriante et polie. Elle ne se démontait pas et racontait l’histoire du doigt de singe.

_ Et vous pensez, d’une que je suis une sorcière, et de deux, que j’ai ensorcelé votre fille ! Vous êtes sacrément farfelue, madame Hernandez, quand vous vous y mettez !

La maman de Nina se fâcha soudainement.

_ Écoutez, on va arrêter là ce petit manège. Je sais que vous êtes une sorcière. Sans en être une moi-même, j’ai le pouvoir de les détecter de manière infaillible. Vous pouvez mentir autant que vous voulez, il y aura toujours cette odeur de souffre qu’on ne peut masquer à quelqu’un comme moi.

Madame Zébute devint blanche comme un sourire de star, mais se reprit très vite pour répondre.

_ Et alors, je ne suis pas la seule de la ville, vous savez ? Je n’ai rien fait à votre fille, vous pouvez le sentir avec votre pouvoir ? Je ne me sers de mes sorts qu’en cas d’urgence, ou pour réussir quelques recettes de cuisine avant une réunion de sorcières ? Je ne connais personne par ici qui s’attaque aux enfants, d’ailleurs. Votre fille a sans doute été victime d’un génie farceur. C’est tout à fait leur genre de s’amuser aux dépens des humains.

_ Oui puis-je les rencontrer ?

_ Nulle part. Ils disparaissent et apparaissent à volonté. Ils peuvent prendre la forme d’un arbre, d’un rocher, d’un nuage dans le ciel. Ils sont insaisissables.

_ Alors, il n’y a rien à faire ? demanda Nina en pleurant.

_ la bêtise est concentrée sur le doigt… Je pourrais tenter de la diluer dans tout le corps pour affaiblir sa puissance, mais c’est compliqué.

_ Ça donnerait quel résultat final ?

_ Je n’en sais rien. Les génies farceurs sont inventifs et nous-même, les sorcières, ne connaissons pas grand-chose à leur magie, ni à la puissance de leurs sorts. On croit, à tort que nous créons le mal, alors que nous nous y frottons pour que les humains ne soient plus victimes des magies de l’au-delà. Voulez-vous que je tente de soigner votre fille, madame Hernandez ? en signe de bonne foi…

 

Nina était allongée sur le parquet de la pièce principale et madame Zébute traça une étoile autour d’elle. Elle posa cinq bougies à la pointe de chaque branche de l’étoile et éteignit la lumière. Le doigt de singe eût envie de renverser tout ça, mais une crème de poils de chauve-souris anti-irritante, calma ses ardeurs. Après deux heures d’incantations étranges, mélanges de mots humains et bestiaux, Nina et sa mère plongèrent dans le sommeil.

 

Il faisait nuit noire quand elle s’éveillèrent. Madame Zébute était occupée à réaliser un collier de cafard pour le défilé de mode printemps/halloween des sorcières.

_ Maman, regarde mon doigt !

_ C’est merveilleux, ma chérie ! plus un poil. Vous avez réussi madame Zébute !

_ Bah, je ne serais pas si enthousiaste à votre place. En apparence, le problème est résolu, mais rien ne dit que l’ensorcellement n’est pas toujours actif. N’aurais-tu pas envie de faire une bêtise, Nina, même une petite ?

_ Non, ça ne me gratte même plus. Vous n’êtes pas une sorcière, madame, vous êtes une fée dans une maison de sorcière. Je vais faire plein de dessins pour vous aider à la décorer, c’est promis !

 

Nina était retournée à l’école et madame Lafeuille l’avait observée attentivement le premier jour, avant de soupirer d’aise. Nina était guérie de sa curieuse et handicapante maladie. Elle pouvait enfin donner son cours normalement, sans être interrompue. Madame Hernandez était, de nouveau, la plus chanceuse des mamans et le monde tournait rond… Jusqu’au samedi de la semaine suivante où Nina dévala l’escalier, assise sur un plateau-repas en guise de luge. Elle avait saisi un paquet de farine qu’elle avait renversé sur ses cheveux pour imiter la neige. Madame Hernandez s’est fâchée rouge, puis la colère s’est transformée en inquiétude. Le mal revenait…

_ Ça m’a gratouillé un peu partout, maman, je suis désolée. Je vais t’aider à tout nettoyer.

_ Je m’excuse de m’être emportée, Nina. On va réussir à surmonter tout ça, ne te fais pas de soucis.

Il se passait une quinzaine de jours entre deux grosses bêtises, mais malgré cela, madame Hernandez se considérait toujours comme la plus heureuse des mères avec la plus adorable des petites filles.

Ce que madame Hernandez ignora, c’est que le mal avait bel et bien disparu. Elle l’ignora car Nina le lui cacha pour continuer de faire des bêtises de temps en temps, parce qu’il n’y a pas que les singes qui ont le droit de faire des singeries, et parce qu’un enfant sans bêtises, c’est comme la magie : ça ne se trouve vraiment que dans les livres !

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Zoé (dimanche, 31 janvier 2016 12:45)

    Je ne me lasse jamais de cette histoire :)